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Traveling Pants Philosophy

Voilà quelques semaines que je suis passablement perdue dans ma vie, dans ma tête, partout, alors j’ai relu les deux derniers tomes de Quatre filles et un jean (j’aurais préféré relire les premiers, parce que ce sont les meilleurs mais bon, je ne les avais pas sous la main).
Alors résultat, j’ai beaucoup moins pleuré que lorsque je les lisais adolescente. Les citations de début de chapitre m’ont semblé souvent faciles, parfois décevantes - qu’il est loin le temps où je les recopiais dans mon agenda ! J’ai grandi. Mais je me suis rendue compte que mine de rien, je leur devais beaucoup, à ces quatre nanas.

Bon certes, je suis toujours perdue, mais j’ai été heureuse de les retrouver.

« I’m afraid of time. I mean, I’m afraid of not having enough time. Not enough time to understand people, how they really are, or to be understood myself. »

Hello, lack of inspiration.

There’s so much things in my life these times. I have the university drama festival I’m working on for months now to manage in March. I still have no internship for April yet, and I’m kinda starting to freak out. I’m top of the my class for the first semestre (GOT NO LESS THAN 15.30 BABY). I have a mémoire to write, professionals to interview, reading reports on books I haven’t read yet to do.

Everything’s fine. I can do it.

At these salted times, I realize I have nobody to talk to.

I took my beautiful nice-and-new foutain pen. I took my beautiful nice-and-new notebook. And I started to write.

  • Antigone : Quel sera-t-il, mon bonheur ? Quelle femme heureuse deviendra-t-elle, la petite Antigone ? Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, jour par jour, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? Dites, à qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?
  • Créon : Tu es folle, tais-toi.
  • Antigone : Non, je ne me tairai pas ! Je veux savoir comment je m'y prendrai, moi aussi, pour être heureuse. Tout de suite, puisque c'est tout de suite qu'il faut choisir. Vous dites que c'est si beau la vie. Je veux savoir comment je m'y prendrai pour vivre.
  • Créon : Tu aimes Hémon ?
  • Antigone : Oui, j'aime Hémon. J'aime un Hémon dur et jeune ; un Hémon exigeant et fidèle, comme moi. Mais si votre vie, votre bonheur doivent passer sur lui avec leur usure, si Hémon ne doit plus pâlir quand je pâlis, s'il ne doit plus me croire morte quand je suis en retard de cinq minutes, s'il ne doit plus se sentir seul au monde et me détester quand je ris sans qu'il sache pourquoi, s'il doit devenir près de moi le monsieur Hémon, s'il doit apprendre à dire "oui", lui aussi, alors je n'aime plus Hémon !
  • Créon : Tu ne sais plus ce que tu dis. Tais-toi.
  • Antigone : Si, je sais ce que je dis, mais c'est vous qui ne m'entendez plus. Je vous parle de trop loin maintenant, d'un royaume où vous ne pouvez plus entrer avec vos rides, votre sagesse, votre ventre. Ah ! je ris, Créon, je ris parce que je te vois à quinze ans, tout d'un coup ! C'est le même air d'impuissance et de croire qu'on peut tout. La vie t'a seulement ajouté tous ces petits plis Sur le visage et cette graisse autour de toi.
  • Créon : Te tairas-tu, enfin ?
  • Antigone : Pourquoi veux-tu me faire taire ? Parce que tu sais que j'ai raison ? Tu crois que je ne lis pas dans tes yeux que tu le sais ? Tu sais que j 'ai raison, mais tu ne l'avoueras jamais parce que tu es en train de défendre ton bonheur en ce moment comme un os.
  • Créon : Le tien et le mien, oui, imbécile !
  • Antigone : Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on n'est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite, - et que ce soit entier - ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j 'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j 'étais petite - ou mourir.

I’M ALWAYS GONNA BE THE LAST ONE STANDING. I’M THE ONE WHO GET AHEAD.

Huddled up in the warmness of my bed, with a teapot full of mint green tea, reading ‘Lauren Bacall by myself’, feeling oh so good.

Nostalgia ›

(via so-long-astoria)

I wanna write. For years now, I used to beg for a little, little piece of inspiration - so badly, and it never came. Well I wanna write, but these times I feel like I need to. Do not tell anyone, but maybe one day my words may finally find my inspiration way again…